Le merle noir fait parti de ces oiseaux que tout le monde connait mais que peu de personnes affectionne. Il est souvent mal aimé au moment des cerises, raisins et prunes dans les jardins. Il n’en demeure pas moins un alier utile au jardinier. Je reconnait que quand il me retourne le paillage tous les jours pour trouver de quoi se nourrir, il m’arrive de pester après lui. 

Durant la période hivernale, on le retrouve souvent sur les pelouses à retourner les feuilles et à y chercher de quoi se mettre dans le bec.

Il est alors assez simple de leur permettre de passer cette période difficile pour tous plus facilement en leur laissant des pommes trainer.

Dès le printemps, c’est repartit, c’est un des premiers à annoncer cette belle saison avec son chant matinal, parfait imitateur, il s’égosille pour le plus grand plaisir de nos oreilles. A la maison, les cerises pas encore mûres sont déjà prises d’assaut.

Mais on peut bien lui en laisser quelques une car dans l’ombre, il bosse aussi pour nous les jardiniers en tapant sur le sol pour faire sortir les vers gris.

Durant cette période, c’est aussi le va et vien pour construire son nid, il passe son temps à collecter de la mousse dans ma mare et des branches sur la pelouse. C’est l’occasion d’un cache cache avec les chats qui, à la maison, préfère grandement les croquettes au sport de haut vol 🙂

Ca y est, les petits sont nés, ils commencent à suivre leurs parents et maintenan, ce ne sont plus deux mais quatre merles qui retournent mon paillage !

Il commence à faire chaud, c’est l’été, les petits ont grandit, sont partis et reviennent pour se baigner dans le bain d’oiseau, tous les matins à 7h00 tapante et le soir vers 22h30.

Ca ne vous fait pas une belle tête les gars ! mais que c’est bon de disposer de points d’eau quand partout c’est la sécheresse

J’en ai passé des bons moments à vous regarder, vous écouter et vous photographier, dommage que ce fameux virus Usutu soit venu vous décimer… depuis plusieurs mois je ne vous vois plus, ni dans le jardin, nis dans les haies, plusieurs de mes amis photographes de nature dans le département ont fait la même constatation inquiétante. Espérons que certains auront tout de même survécu et que je vous retrouverai à la mangeoire cet hiver.