Je vais vous conter l’histoire d’une rencontre faite ce matin:



C
‘est le matin, mon réveil sonne, je l’ai réglé la veille car à la météo, ils annoncent de la neige et j’ai vu les premiers flocons tomber à 1h du matin. Le store s’ouvre et tout est blanc, c’est superbe, déjà, la joie de ce que je vais pouvoir voir durant ma randonnée se fait sentir. Une fois habillé chaudement, j’entreprends la marche dans cette neige qui se recouvre de grésil, vite mes pieds sont refroidis. Je fais une halte sur le bord du chemin, des
accenteurs
sont
à la recherche des
graines dans les restes d’herbes hautes. Quelques clichés et hop, je reprends la marche. Le grésil tombe toujours et malgré la capuche le froid se fait bien sentir. Je coupe à travers bois par un petit chemin de randonnée, ici et là, des troglodytes s’
affairent
à fouiller les souches comme les
rouges-gorges
d’
ailleurs
. Au bout de deux heures, je ne sens plus mes pieds, le reste ça va, je décide alors de reprendre la marche pour
réchauffer
tout ça. Là, sur le bord, je vois une petite clairière, il y a en nombre des pinsons et des verdiers qui picorent les restes de chardons, je décide donc d’aller faire quelques prises. L’approche se fait lentement car la neige fait un bruit sous mes pas qui dans ce silence sourd s’entend de loin. Au moment où j’arrive à bonne distance pour observer les verdiers, tout le monde s’envol, un
geai
vient de donner l’alerte. Vraiment
, ceux-là
, ne nous facilitent pas la tâche…
Tampis
, je décide de me trouver une cache et d’attendre le retour du petit monde qui est allé se réfugier dans les branches non loin de là. Jusqu’alors, j’avais sur mon boitier une optique 28-135 afin de faire des plans larges de cette partie sympa. Tout à coup, devant
moi
, je crois distinguer un chat roux, mais non, c’est un renard qui vient vers moi, m’a-t-il vu ? je ne crois pas. Là, je réalise que mon optique ne me servira à rien, je décide alors d’en changer et de passer au 100-400, tout le monde à terre, et avec une rapidité silencieuse, le changement s’opère, je suis de nouveau prêt. Je me relève doucement, mais plus rien. Un court instant déçu, l’émotion revient quand je le vois là, devant à quelques mètres au pied d’un arbre reniflant sans doute la grive venue peu avant au même
endroit
. Il se tourne vers moi, me fixe des yeux, je crois alors que c’est fini, il va partir à toute vitesse mais non, le petit rouquin pose son
derrière
tout en continuant de me regarder d’un air de dire « tu la fais ta photo ? » J’ai le temps de shooter 4 fois puis il se lève et
disparaît
pour de bon. J’ai le coeur qui bat et une envie de rire tellement ce moment était intense. Voici donc la
seule
des quatre photos réussie:





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